Nouvelles > ECAMT Canada met en valeur l’engagement des universités et des collèges à créer des projets étudiants innovateurs en réponse à la COVID-19

ECAMT Canada met en valeur l’engagement des universités et des collèges à créer des projets étudiants innovateurs en réponse à la COVID-19

affiché le Juin 9, 2020

Depuis la propagation de la COVID-19, les Canadiennes et Canadiens aux études postsecondaires éprouvent de grandes difficultés à trouver un programme coop ou un stage en milieu professionnel. Cependant, grâce au soutien de l’Enseignement coopératif et apprentissage en milieu de travail (CEWIL) Canada, plusieurs universités et collèges, en effort conjoint avec leurs partenaires, offrent des occasions innovatrices pour aider les étudiants à satisfaire les exigences d’apprentissage pratique de leurs programmes.
 
Pendant la pandémie, ECAMT Canada et les représentants de 110 institutions membres, employeurs et organisations industrielles, ainsi que plusieurs représentants du gouvernement, se sont rencontrés en ligne sur une base régulière afin de trouver des solutions pour permettre un apprentissage en télétravail qui n’avait normalement lieu qu’en milieu de travail. Ces solutions vont des simulations de réparation des équipements de santé pour les étudiants en sciences biomédicales d’un collège dans le Canada atlantique aux étudiants d’une université en Ontario aidant les organisations à s’adapter au télétravail.

En date du 5 juin, les institutions membres d’ECAMT Canada ont rapporté que près de 57% (une hausse de 7% par rapport à il y a 2 semaines) de leurs étudiants inscrits dans des programmes d’apprentissage en milieu de travail ont obtenu un poste dans un programme d’enseignement coop grâce à ces efforts. Entre-temps, ils continuent d’étudier d’autres possibilités pour les étudiants, incluant celles d’encourager les employeurs partenaires à retarder, plutôt que d’annuler, les stages, ou de puiser dans les subventions gouvernementales telles que le Programme de stages pratiques pour étudiants (PSPE) pour aider à embaucher les étudiants.
 
« ECAMT Canada est dévoué à unir la communauté de l’enseignement coopératif et apprentissage en milieu de travail durant ces temps d’incertitude sans précédent », explique Cara Krezek, présidente d’ECAMT Canada. « À cette période de l’année, nous constatons une diminution du nombre de stages, mais nous voyons également que nos membres et nos partenaires unissent leurs efforts pour surmonter les obstacles auxquels ils font face avec des résultats inspirants. »
 
Voici certaines manières uniques dont les collèges et universités canadiennes aident les étudiants à répondre aux exigences de leurs programmes :

  • Au campus Ridge Road du Collège de l’Atlantique Nord à St. John’s, les étudiants en sciences biomédicales ont appris de chez eux comment tester le matériel médical, incluant les ventilateurs et les pompes à perfusion, en étudiant des simulations de situations pouvant avoir lieu en clinique. Tous les jours pendant six semaines, les étudiants ont appris à connaître jusqu’à trois instruments sous tous leurs angles en lisant des manuels d’entretien et en trouvant des solutions à des problèmes qui pourraient survenir lors de l’utilisation de ces instruments. Ce modèle d’apprentissage soutenu par les bureaux de santé de Terre-Neuve-et-Labrador a exposé les étudiants à plus d’instruments qu’ils n’auraient pas eu la chance d’utiliser s’ils étaient en milieu de travail. « Ils n’ont peut-être pas accès à l’expérience pratique, mais ils peuvent se dévouer à la résolution de problèmes et au processus décisionnel derrière celle-ci, ce qui donne beaucoup de validité à ce modèle », explique la formatrice Kelly Spencer.

    Le collège offrira également aux étudiants en ingénierie des postes de recherche appliquée pour aider les parties prenantes des communautés telles que l’industrie minière, des bateaux en bois, des musées et du réseau de sécurité alimentaire à terminer des recherches qu’elles n’auraient auparavant pas eu la chance ou le temps d’entreprendre.

 

  • À l’Université de Sherbrooke, au Québec, plus de 91 pour cent des étudiants inscrits aux programmes coop ont trouvé un stage grâce aux administrateurs de l’université qui ont personnellement contacté d’anciens élèves comme Peter Cassar, cofondateur de l’entreprise en solutions infonuagiques Sherweb, pour obtenir des possibilités de travail. Les enseignements en également engagé des étudiants pour qu’ils puissent travailler dans leurs laboratoires.

    De plus, l’université a fait la promotion des programmes financiers fédéraux pour l’embauche d’étudiants, permettant flexibilité sur la durée et le format du stage et encourageant le délai du commencement des stages plutôt que l’annulation de ceux-ci. « Ces résultats proviennent d’un effort collectif », confie Alain Tremblay, directeur général du service des stages et du placement de l’Université de Sherbrooke. « Pour la plupart des étudiants, obtenir un stage durant la pandémie de la COVID-19 représente une occasion incroyable d’apprendre dans un environnement complètement différent et de participer à la transformation des secteurs stratégiques de l’employeur. Parallèlement, les employeurs bénéficient de l’énergie et de la créativité de nos étudiants en ces temps difficiles. »

 

  • L’Université de Waterloo en Ontario a utilisé le Programme de stages pratiques pour étudiants (PSPE) pour créer plus de 300 emplois étudiants afin d’aider la faculté à préparer et présenter des cours théoriques en ligne. Le PSPE offre jusqu’à 7 000 $ du salaire des étudiants pendant leurs stages. L’université établit également des relations entre les étudiants spécialistes de la technologie et les organisations ayant besoin d’aide à passer du travail de bureau au télétravail. Tous les étudiants ont accès à une gamme de cours gratuits basés sur la spécialisation des bases fondamentales en compétences numériques, incluant le marketing numérique, la conception de sites Web et le marketing vidéo, pour les aider à mieux soutenir les employeurs pendant cette période. « Pendant plusieurs années, Waterloo a facilité l’apprentissage en ligne des étudiants dans plusieurs unités de campus, incluant le programme WatPD (développement professionnel de Waterloo) », explique Anne Fannon, directrice des programmes d’apprentissage en milieu de travail. « Grâce à cette infrastructure déjà établie, ces nouvelles ressources et l’appui des facultés et des autres partenaires de campus, nous pouvons assurer que nos étudiants aient les compétences dont ils ont besoin pour réussir ce stage en contexte particulier. »

 
ECAMT Canada et ses partenaires membres se rencontrent en ligne toutes les deux semaines pour discuter de diverses stratégies et partager des données et des ressources sur les possibilités de travail des étudiants durant cette pandémie. Les renseignements, recueillis par Judene Pretti, directrice du Centre for the Advancement of Co-operative Education de Waterloo au nom de l’ECAMT, correspond aux statistiques affichées par plusieurs autres organismes, incluant Statistique Canada, qui démontrent l’ampleur des répercussions de la COVID-19 sur l’apprentissage en milieu de travail. Présentement, les données de l’ECAMT montrent que les stages connaissent une baisse de 29% comparativement à la même période en 2019. « Le dévouement dont les membres de l’ECAMT font preuve pour venir en aide aux élèves ainsi qu’aux employeurs peut être clairement vu par leur participation aux réunions en ligne fréquentes ainsi que par la grande quantité de données qu’ils nous soumettent pour nous aider à comprendre les effets de la COVID-19 sur leurs programmes d’AMT », explique Pretti.
 
L’ECAMT continuera de compiler et de mettre en valeur les réponses institutionnelles contre la COVID-19 au cours de cette pandémie. Vous pouvez les consulter sur notre site Web ici.

Pour plus d’informations, communiquez avec :

Haley Borland, coordonnatrice des communications, ECAMT Canada (haley@cewilcanada.ca)